Le Petit Diagonaliste a une histoire




Dans l'immense majorité des associations, fédérations, sociétés, syndicats, partis et autres organismes à vocation collective, on se réunit entre quelques-uns pour créer la chose, puis on recrute des cotisants, tout en cherchant de l'argent ailleurs et, lorsque les choses semblent bien engagées, on se dit qu'il serait peut-être utile, enfin si la cela ne coûte pas trop cher, de créer un bulletin. Chez nous, tout est parti de l'idée de Georges Mahé de créer un bulletin de liaison des diagonalistes. Et un jour, le bulletin de liaison est devenu l'organe officiel des diagonalistes. Le Petit Diagonaliste a été l'outil créateur de l'Amicale des diagonalistes de France.

Voici quelques numéros symboliques:

1981 - Le fameux Numéro 1

Quels souvenirs! Ma vieille machine à écrire mécanique "Triumph" achetée en 1967 place de l'Odéon et sur laquelle j'avais écrit ma thèse.  Ce "Bulletin de liaison" s'ajouta à l'œuvre militante de Georges Mahé pour que naisse l'Amicale des diagonalistes et pour que vivent les véritables Diagonales.
Vous pouvez trouver ici l'intégralité de ce numéro historique :

Le n° 1 en pdf


Juillet 1986 - Le premier numéro imprimé (le n° 8)

Notons d'abord que c'est le premier numéro officiel de l'Amicale de diagonalistes (dont les statuts avaient été déposés l'année précédente).
Les Pères capucins d'Annecy possédaient une imprimerie ultra-moderne publiant des bulletins paroissiaux et d'autres feuilles pieuses. Les bénéfices de leur entreprise leur permettaient de financer un foyer pour sans-abris. Ils possédaient alors une merveille, avec une imprimante laser, un Macintosh :

Macintosh
 La maison  Apple® avait été très étonnée d'apprendre que pour l'achat d'un tel matériel, encore inaccessible à beaucoup de particuliers, il fallait attendre la décision du chapitre régional de l'ordre des capucins.

Le responsable de cette imprimerie avait été l'un de mes professeurs, l'un de ceux auxquels je dois le plus.  Je me souviens que, pour les travaux d'imprimerie, je devais signer un chèque à l'ordre d'un certain "Chalet d'accueil" (l'accueil des sans-abri).
Vous trouverez ici l'intégralité de ce numéro, à l'exception de 9 pages  portant le tableau manuscrit des Diagonales de l'année.

Le n° 8 en pdf

Novembre 1987 - Il faut paraître quand même!

Les cotisations n'étaient pas rentrées et les Pères capucins ne nourrissaient pas leurs sans-abri avec des promesses. Mais je venais de découvrir l'ordinateur qui, pour moi, n'était pas un jouet, mais une machine à écrire perfectionnée (aujourd'hui, j'avoue sa double fonction). Il s'agissait d'un Amstrad PCW  :

Amstrad PCW 8512

Avec son imprimante, il coûtait dix fois moins cher qu'une configuration
Macintosh semblable. Pour quelques sous en plus on avait même un correcteur orthographique et un laser sur la tête de lecture de l'imprimante.  Au Seuil, qui a édité l'un de mes machins, ils n'en revenaient pas (ils ne juraient que par le Mac... comme moi aujourd'hui).  J'ai le plaisir de vous offrir l'intégralité de ce numéro 11 composé sur mon modeste Amstra PCW.

Le n°11 en pdf

Janvier 1988 - In memoriam  - Un "Voyage au bout de la pluie" pour donner à Jean Marx sa médaille de diagonaliste.

"Il pleuvait fort, sur la grand-route", comme le chante si bien notre président dans son répertoire de Brassens. Il pleuvait très fort et - ça ne s'invente pas - Georges Mahé ne pouvait pas se déplacer car il devait mesurer le flux de l'eau dans la Saône. Je vous avais dit que ça ne s'inventait pas. Je pensais à Raimu dans Marius "Et si on te demande de mesurer le fond de la mer, ne te penche pas. Et si la mer est trop basse, laisse un peu mesurer les autres". En fait, notre ingénieur Mahé travaillait confortablement abrité et il m'avait envoyé (j'habitais encore ma ville natale d'Annecy) vers Crillon-le-Brave, au pied du Ventoux.  Je devais, en 1985, remettre à Jean Marx, sa médaille de Diagonaliste, alors qu'il avait  été, en 1931, le deuxième diagonaliste, et le premier à bicyclette (après le fameux tandem Grillot-Coiffier). Il pleuvait. Beaucoup. Il me fallait aller au bout de la pluie. Les consonances m'ont alors fait penser au fameux Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. D'où ce pastiche :

Dans le n° 13 : "Voyage au bout de la pluie" en pdf


Et quelques souvenirs de l'un des premiers rédacteurs du Petit Diagonaliste